Concéder pour obtenir ce qui compte
Lorsque nous tentons
d’obtenir quelque chose des autres, les stratégies, conduites
ou stratagèmes que nous armons ont comme objectif premier de
nous conférer un avantage. Et lorsque nous croyons le détenir,
cet avantage, nous entendons le conserver … en utilisant et renforçant
les comportements qui nous ont permis de l’acquérir. Mais
le processus de la négociation n’est pas un long fleuve
tranquille, et si nos initiatives ou tactiques sont entreprises à contre-temps,
elles risquent d’aboutir à l’inverse de l’effet
recherché.
Globalement, il y a trois moments – dans le processus – où il
convient de se poser la question : « …Dois-je « parler » en
premier… ou faut-il attendre que l’autre s’expose afin
de mieux ajuster ma réponse … et donc avoir le dernier mot… » ?
Le premier est – ainsi que nous venons de le voir dans le chapitre
précédent – ce que l’on convient d’appeler
l’ouverture, la rencontre initiale qui voit s’installer la
relation entre les protagonistes.
Le second est celui où, pour faire avancer la discussion, l’une
des parties doit faire un geste, une concession, en la liant bien sûr à une
réciprocité. Qui fait le premier pas ? et comment ?
Enfin le troisième arrive lorsque l’une ou l’autre
des parties estime qu’elle a obtenu l’essentiel de ce qu’elle
voulait, ou qu’elle a épuisé toutes les concessions
acceptables, et qu’il faut maintenant traiter, c'est-à-dire
sceller l’accord sans provoquer de frustrations chez ses interlocuteurs.